Plus de 300 femmes syndicalistes du secteur de l’éducation, issues de 57 pays du monde entier, se sont réunies à Bahia, au Brésil, à l’occasion de la cinquième Conférence mondiale des femmes de l’Internationale de l’Éducation. La Centrale des Syndicats du Québec a invité les participantes des organisations du CSFEF pour un petit déjeuner partagé autour des enjeux de la conférence : « Debout et unies pour la justice de genre: éduquer le monde, mener le changement, défendre la démocratie ».

Lien vers la déclaration de Bahia sur le site de l’Internationale de l’éducation

Les femmes de la CSQ présentes, conduites par Marjolaine Perreault, membre du bureau de l’Internationale de l’éducation, ont organisé au deuxième jour de la conférence mondiale des femmes de l’Internationale de l’Education à Bahia au Brésil, un petit déjeuner pour les participantes francophones à 7h 30. Les échanges informels ont permis de discuter de la réalité et des enjeux vécus par les femmes dans l’espace francophone. Ce fut l’occasion de partager nos réalités, nos expériences et nos préoccupations. La parole a été prise tour à tour par Marième Sakho Dansokho, vice-présidente de l’Internationale de l’éducation, du Sénégal, Agnès Béatrice Bikoko, présidente du réseau des femmes africaines dans l’éducation, du Cameroun, et bien d’autres camarades.

Les participantes, issus des continents africains, européens et américains, ont ainsi pu échanger sur l’importance de promouvoir et protéger l’usage du français dans les organisations internationales et syndicales. Les discussions aux différentes tables ont été très riches : conditions salariales ; les ratios d’élèves ; conditions matérielles ; enjeux d’équité salariale ; la violence à l’école ; l’existence des comités de la condition féminine dans nos organisations syndicales respectives ; la reconnaissance de la profession enseignante ; le leadership au féminin, etc.

En conclusion de cette rencontre, la camarade Agnès Bikoko a indiqué que les femmes francophones vivent des réalités diverses, là où elles vivent. Elle a évoqué celles de la femme africaine francophone rythmées par le patriarcat qui considère la femme presque comme un sous-être, une propriété de l’homme, les stéréotypes de genre et d’autres inégalités et discriminations. Elle a aussi évoqué le « plafond de verre » et tous les obstacles qui empêchent la femme francophone de briguer des postes de direction. Pour clore son propos, elle a exhorté les femmes à développer leur potentiel et à croire en elles-mêmes. D’autres collègues sont montées en scène pour continuer dans la même lancée et scander des chants en l’honneur des femmes.

Le comité syndical francophone de l’éducation et de la formation s’investit régulièrement sur les questions d’égalité femmes-hommes, et plus largement dans le combat féministe, notamment à travers son « réseau femmes » qui dispose d’un groupe whats app rassemblant les militantes syndicales des organisations membres du CSFEF.