• 12 octobre 2018
  • Paris
Luc2

Rapport d’activités 2016-2018 du CSFEF

Une éducation de qualité pour vivre ensemble dans un espace francophone solidaire, accueillant la diversité

Rapport d’activités 2016-2018 présenté par Luc Allaire, secrétaire général du CSFEF

 

Un rappel des objectifs fondamentaux du CSFEF

 Le CSFEF a maintenant 31 ans. Depuis ses débuts, l’action du CSFEF s’incarne tant dans un travail de représentation et d’intervention au sein de la Francophonie, auprès des instances officielles de celle-ci et des États constituants, que dans un programme de coopération visant le développement de l’éducation et de la démocratie, ainsi que le renforcement de nos partenaires et des syndicats de l’éducation. Le CSFEF constitue avant tout un réseau syndical d’action et de coopération dont la force vient de l’engagement actif de chacun des syndicats qui le constituent.

Le CSFEF est un réseau, ce qui signifie qu’il n’existe pas de processus d’adhésion et de cotisation. Cela permet une souplesse et une horizontalité dans le fonctionnement, et conduit à privilégier la collaboration et les relations informelles entre les syndicats, en marge de projets formalisés.

L’action du CSFEF contribue à une meilleure reconnaissance du rôle de la société civile au sein de la Francophonie et à une meilleure visibilité des enjeux liés aux droits humains et à l’éducation. Elle vise une meilleure reconnaissance du fait syndical et ainsi le renforcement de l’influence et des capacités des organisations.

De plus, en 1998, le CSFEF a conclu avec l’Internationale de l’Éducation (IE) un protocole d’accord concernant l’inclusion du CSFEF dans l’IE, par lequel les deux organisations s’engagent à coordonner les travaux qu’elles entreprennent dans les pays francophones sur les questions relevant de la Francophonie institutionnelle.

 

Les grands objectifs pour 2016-2018

Les activités du CSFEF sont conçues pour atteindre ces objectifs fondamentaux.

Rappelons maintenant les objectifs généraux du réseau CSFEF qui ont été retenus par le Bureau pour 2016-2018, à la suite de la Rencontre d’Antananarivo en novembre 2016. Ils ont guidé l’action du CSFEF au cours de cette période. Ils s’inscrivent en continuité de l’activité passée du CSFEF et tiennent compte des moyens dont disposent concrètement le CSFEF et ses organisations membres :

  • Assurer la prise en compte la plus large possible du point de vue syndical du milieu de l’éducation en faisant la promotion du développement d’une éducation de qualité pour tous et de la revalorisation de la profession enseignante.
  • Lutter contre la marchandisation de l’éducation.
  • Promouvoir la construction d’un avenir viable, c’est-à-dire d’un monde écologique, pacifique, solidaire et démocratique.
  • Organiser tant dans les pays du Nord que dans les pays du Sud des activités de partage des vécus et d’échanges qui touchent les systèmes éducatifs francophones, l’action syndicale et la promotion de la francophonie.
  • Dynamiser les activités du Bureau, améliorer les communications pour mieux faire connaitre le CSFEF, ses activités et ses buts, organiser des activités du CSFEF qui répondent aux besoins du plus grand nombre en fonction des moyens financiers, démocratiser le fonctionnement en le rendant plus collégial et participatif.Des moyens limités pour atteindre ces objectifs

Le CSFEF demeure une organisation qui œuvre avec peu de moyens. Sa capacité de représentation et ses activités de coopération sont tributaires des ressources dont il dispose. Ces ressources sont limitées aux contributions financières des organisations membres du Bureau et de l’Internationale de l’Éducation ainsi qu’aux subventions que le CSFEF obtient pour ses projets de coopération.

L’OIF, bailleur naturel du CSFEF, a évolué vers un mode de fonctionnement qui ne permet plus de soumettre des projets, mais seulement de répondre à des appels à projets. Au cours des deux derniers mandats, ces appels sont demeurés très peu nombreux, et cantonnés à des thématiques non directement liées aux priorités du CSFEF.

 

Revue des principales activités du CSFEF en 2016-2018

 

  1. Pour la promotion d’une éducation de qualité pour tous et de la revalorisation de la profession enseignante 

 

  • Diffusion de la Déclaration finale de la 15e Rencontre du CSFEF[1] , qui s’est tenue à Antananarivo en novembre 2016, « La Francophonie se mobilise pour une éducation publique, gratuite et de qualité pour toutes et tous ».

Le contenu de cette déclaration et l’Appel de la société civile francophone ont été entendus par les 57 chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Francophonie qui se sont réunis pour le 16e Sommet de la Francophonie en novembre 2016. En effet, plusieurs paragraphes de la Déclaration d’Antananarivo concernent l’éducation, faisant écho aux débats qui s’étaient tenus quelques jours plus tôt lors de la Rencontre du CSFEF : liberté d’expression, citoyenneté et démocratie, développement durable, enseignants qualifiés pour une éducation de qualité, attachement à l’éducation publique et contrôle renforcé du secteur éducatif privé.

Il s’agit là d’une victoire importante, non seulement pour les syndicats de l’éducation affiliés au CSFEF, mais aussi pour l’ensemble des organisations de la société civile qui ont signé l’Appel contre la marchandisation de l’éducation.

En effet, l’article 39 représente la déclaration la plus forte faite par des chefs d’État contre la marchandisation de l’éducation, pour une éducation publique, gratuite et de qualité pour tous et toutes et pour une régulation des acteurs privés de l’éducation. Elle reconnait explicitement le rôle de la société civile et demande à l’OIF de travailler avec elle, ce qui reflète l’importance de la mobilisation collective de l’ensemble des signataires de cet Appel au cours des derniers mois.

 

  • Motions adoptées lors de la Rencontre d’Antananarivo

Trois motions ont été adoptées lors de la Rencontre du CSFEF :

  • Motion pour la paix et la promotion de l’éducation en Afrique centrale
  • Motion contre la précarité
  • Motion sur l’insécurité liée aux groupes terroristes au Mali

Ces trois motions ont été publiées sur le site Internet du CSFEF ainsi que dans les Actes de la 15e Rencontre.

 

La Déclaration du CSFEF a été approuvée par le Bureau du CSFEF en avril 2018.

Tout comme nous l’avions fait lors du Sommet d’Antananarivo, nous avons décidé de produire la déclaration six mois avant le Sommet, ce délai étant nécessaire si nous souhaitons influencer le contenu de la Déclaration des chefs d’État et de gouvernement qui sera adoptée lors du Sommet de la Francophonie en octobre 2018 à Erevan.

Cette Déclaration a été transmise à l’OIF ainsi qu’à plusieurs ministres de l’Éducation et ministres des Affaires étrangères. Le ministre de l’Éducation du Québec a répondu que les recommandations du CSFEF cadrent bien avec les orientations portant sur l’éducation qui sont actuellement proposées dans le projet de déclaration officielle. « En vue du prochain Sommet de la Francophonie, le gouvernement du Québec compte mettre à profit les multiples liens fructueux de collaboration qu’il entretient au sein de l’espace francophone pour promouvoir la coopération dans le domaine de l’éducation et de la formation. Aussi, soyez assurés que la déclaration du CSFEF sera prise en considération », a-t-il écrit.

 

  • Participation au séminaire sur le financement de l’éducation organisé par la CONFEMEN à Rabat en décembre 2017

Le président, Jean-Hervé Cohen, a participé à cette réunion. Lors de cette conférence, certains ministres ont critiqué les actions syndicales alors que d’autres avaient une approche plus ouverte au dialogue social. Jean-Hervé a pu faire de nombreuses interventions de la salle, il a même été invité à la tribune pour répondre aux ministres lors de la mise en cause des syndicats. Cette conférence s’est terminée par un Appel sur le financement, qui doit provenir principalement d’une fiscalité juste, incluant des recettes sur les bénéfices liées aux ressources naturelles, et d’un meilleur suivi de l’affectation des financements. Le thème de la conférence était aussi de trouver du financement innovant

 

  • Participation à la session interministérielle de la CONFEMEN, au Nouveau Brunswick en mai 2018

La trésorière du CSFEF, Brigitte Bergeron, y a participé. Elle a pu présenter la Déclaration du CSFEF en vue du prochain Sommet de la Francophonie.

Les principaux défis de la CONFEMEN étaient alors :

  • Évaluation du PASEC 2019 (2018 – 2019 collecte et traitement des données, pour que le rapport soit prêt en 2020.)
  • Comment renforcer l’observatoire pour l’amélioration de la qualité de l’éducation
  • La mobilisation des ressources financières
  • Le renforcement de la visibilité et rayonnement de la CONFEMEN

Le thème de la prochaine ministérielle de la CONFEMEN en 2020 sera le vivre ensemble.

 

  • Participation à la Conférence des OING/OSC de la Francophonie

L’OIF a décidé de revoir toutes les accréditations des OING et des OSC. Le CSFEF a été sollicité pour déposer un dossier en vue d’un examen qui a eu lieu en juillet 2018 par le comité permanent de la francophonie. Ce comité a fait une recommandation positive et l’OIF a décidé d’accorder son accréditation au CSFEF, validant ainsi le travail que nous accomplissons dans les pays de la francophonie.

Une conférence des OING/OSC de la Francophonie a eu lieu à Erevan du 12 au 14 septembre. Le président CSFEF, Jean-Hervé Cohen y a participé. Il a fait une allocution à l’ouverture aux côtés de Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’OIF, et du premier ministre de la république d’Arménie. À cette occasion, il a insisté sur l’importance des organisations représentant la société civile dans la francophonie, notamment pour interpeller les États qui ne respectent pas leurs engagements pour défendre la démocratie. Le CSFEF a également animé la session consacré au renouvellement du comité de suivi des OING, il participera à la commission éducation et à celle sur la démocratie et les droits.

 

Actions contre la marchandisation de l’éducation

  • Rencontre francophone sur la privatisation de l’éducation, Dakar octobre 2017

 Rappelons qu’en 2016, le CSFEF a contribué à la constitution d’un réseau francophone contre la marchandisation de l’éducation, avec la FI-CEMEA et Solidarité Laïque (OING accréditées auprès de l’OIF), la Coalition Éducation (coalition française de la CME) et d’autres ONG.

Ce réseau a procédé à la rédaction et à la promotion de l’Appel de la Société civile[3] francophone contre la marchandisation de l’éducation, qui a été publié en juin 2016 et qui a été  signé par de nombreux syndicats francophones affiliés à l’IE.

Ce réseau francophone a organisé, à Dakar en octobre 2017, une rencontre francophone sur la privatisation et la marchandisation de l’éducation qui s’est tenue en deux temps :

  • Les deux premières journées ont pris la forme d’un colloque qui a permis de bien brosser la réalité de la privatisation et de la marchandisation de l’éducation dans les pays francophones. Un échange sur la situation des écoles privées et de la marchandisation dans les pays francophones,
  • Une consultation sur les principes directeurs des droits de l’Homme devant guider les obligations des Etats vis à vis des écoles privées, qui permettra de réfléchir aux solutions en terme de politiques publiques aux défis identifiés, et d’apporter la voix des acteurs francophones dans la constitution de ces principes

Cette rencontre a réuni plus de 100 personnes en provenance de trente pays francophones.

En suivi à cette rencontre le CSFEF a informé l’ensemble des organisations participantes que le CSFEF se retirait du processus d’élaboration des principes directeurs tels qu’ils ont été exposés à Dakar lors de la Rencontre.

Par contre, le CSFEF a indiqué qu’il souhaitait poursuivre son travail auprès du Réseau francophone sur la base de l’Appel de la société civile, ce réseau ayant une structure souple comme il en a été discuté lors de la plénière de clôture.

  • Contribution à la campagne de l’IE Réponse mondiale sur la privatisation et la marchandisation de l’éducation.

Le CSFEF a collaboré avec l’équipe de recherche l’IE à la réalisation d’une recherche sur la privatisation et la marchandisation de l’éducation en Côte d’Ivoire. La première phase de cette recherche s’est terminée en juin 2017, et elle a été suivie d’une campagne d’information et de mobilisation organisée par les syndicats de l’IE-SCI (Internationale de l’Éducation, section Côte d’Ivoire, en septembre et octobre 2017

Une équipe de chercheurs a été mandatée par l’IE, en août 2018, pour mener une deuxième phase de cette recherche.

  • Organisation d’un atelier sur la Réponse mondiale sur la privatisation et la marchandisation de l’éducation

Les 9 et 10 mai 2018, s’est tenue à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire un atelier organisé par l’IE sur la Réponse mondiale sur la privatisation et la marchandisation de l’éducation. Le CSFEF a contribué à l’organisation et à l’animation de cet atelier qui a réuni des représentants des syndicats des pays francophones d’Afrique de l’Ouest.

Cette réunion a débuté par une présentation de la campagne menée par l’IE concernant la Réponse mondiale et des actions menées par le CSFEF sur ces questions. Puis, il y a eu identification des problèmes spécifiques à l’Afrique de l’Ouest.

Cet atelier a débouché sur la définition de plans d’action sur la privatisation de l’éducation dans chacun des pays francophones d’Afrique de l’Ouest. L’un des moments forts de ces plans d’action sera de mettre l’accent sur cette question lors de la Journée mondiale des enseignantes et enseignants le 5 octobre prochain, un slogan spécifique est proposé aux syndicats de ces pays :

Le droit à l’éducation, c’est aussi le droit à un personnel enseignant qualifié

C’est aussi le droit à une éducation publique de qualité

 

Promouvoir la construction d’un avenir viable  

  • Le portail Médiaterre

 Le CSFEF a conclu, il y a plusieurs années, un partenariat avec l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) pour l’alimentation du site Médiaterre[4]. Jusqu’en 2016, ce portail était alimenté par une équipe de militants du Syndicat national des enseignants africains du Burkina Faso (SNEA-B) basée à Ouagadougou, Burkina Faso.

En mars 2017, ce portail a été élargi à une équipe provenant de trois pays : le Burkina Faso, le Cameroun et la République démocratique du Congo

Cette équipe assume, depuis lors, la production de dépêches sur l’éducation au développement durable.

Il y a eu organisation d’un atelier de formation en octobre 2017 pour améliorer la qualité des dépêches produites par l’équipe du CSFEF sur le site de Médiaterre.

 

Activités de partage des vécus et d’échanges qui touchent les systèmes éducatifs francophones, l’action syndicale et la promotion de la francophonie 

  • Activités de coopération et de développement

 Le CSFEF étant un réseau des syndicats francophones, il favorise les relations et la coopération syndicale entre syndicats du Nord et du Sud. Ainsi plusieurs projets de coopération dans les pays francophones du Sud ont pu recevoir l’appui de syndicats du Nord sur des thématiques concernant l’unité syndicale, l’aide à la communication, les campagnes d’adhésion et les élections professionnelles.

À ce sujet, le CSFEF collabore régulièrement avec l’équipe de l’Internationale de l’Éducation Région Afrique (IERAF) dans la définition des priorités des projets de coopération. Ainsi, la priorité définie par l’IERAF concernant l’unité syndicale est partagée par le CSFEF. Des appuis ont été donnés à l’unité dans différents pays comme la Côte d’Ivoire, qui a mis sur pied l’Internationale de l’Éducation Section Côte d’Ivoire (IE-SCI) qui regroupe tous les affiliés de l’IE dans ce pays.

 

  • Participation à des congrès de syndicats francophones

 Les congrès sont aussi des lieux des lieux d’échange qui permettent d’approfondir la connaissance de la réalité syndicale dans les pays francophones. Par exemple au Sénégal, les affiliés de l’IE ont formé l’Union Syndicale pour une Education de Qualité (USEQ). Le CSFEF a rencontré l’équipe de l’USEQ lors du congrès de l’UDEN en avril dernier.

 

  • Liens avec l’OIF et la CONFEMEN

Lors de la dernière Rencontre du CSFEF à Madagascar, il y a eu présentation du PASEC par le coordonnateur d’alors, M. Jacques Malpel, lors d’une table ronde. Celle-ci a soulevé de nombreuses questions et de débats fort enrichissants.

Cette table ronde a aussi provoqué une prise de conscience de la part de la CONFEMEN du rôle important que pourrait jouer le CSFEF comme interlocuteur dans le mécanisme de dialogue social. Ainsi, nous avons eu de nombreux échanges avec le nouveau coordonnateur du PASEC, M. Hilaire Hounkpodoté, concernant la mise en œuvre de la prochaine enquête PASEC qui aura lieu en 2019.

Cette enquête comportera deux nouveautés. Premièrement, elle touchera quinze pays d’Afrique Subsaharienne au lieu de dix : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Niger, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo. Mais surtout, la CONFEMEN a introduit une innovation dans son enquête de 2019, il y aura une enquête approfondie auprès des enseignantes.

A ce sujet, un comité d’éthique a été formé afin d’élaborer une charte qui engagera tous les acteurs impliqués dans le processus de l’enquête à respecter les normes d’éthique liées à l’exploitation des données et résultats de l’enquête sur les enseignantes et enseignants. Le CSFEF a délégué deux représentants sur ce comité : Awa Wade de l’UDEN-Sénégal et Augustin Tumba Nzuji, de la FENECO-UNTC en RDC. Ceux-ci ont ainsi participé au deuxième regroupement international des équipes nationales qui s’est réuni à à Libreville au Gabon en février 2018. 

  • Dynamiser le CSFEF, améliorer les communications pour mieux faire connaitre le CSFEF et démocratiser son fonctionnement :

 Le CSFEF maintient son site Internet csfef.org, qui a été rénové en février 2016. Ce site a un double objectif : rendre compte des activités propres du CSFEF, et donner un écho à celles des syndicats francophones, qu’ils aient leur propre site ou pas. Ce site mériterait toutefois à être davantage alimenté par les syndicats francophones.

Le CSFEF a également une page Facebook :

https://www.facebook.com/francophonie.syndicale/

 

  • Publication de l’infolettre La Francophonie syndicale.

Cette infolettre, qui renvoie vers des articles du site, peut être un formidable outil pour augmenter la visibilité des actions des syndicats francophones. Elle peut en effet être massivement rediffusée aux adhérents des syndicats francophones. À ce jour, 172 personnes se sont abonnées à l’infolettre. Il serait intéressant que les syndicats de l’éducation en fassent la promotion auprès de leurs membres.

  • Conception et production du Panorama 2018

Il s’agit d’un sondage enquête qui est envoyé à tous les syndicats de l’éducation francophones affiliés à l’IE lors de chaque Rencontre du CSFEF. Il vise à obtenir des données sur différents sujets reliés à l’éducation de qualité et sur l’activité syndicale.

 

  • Lors de chaque réunion du Bureau du CSFEF, un résumé est fait des faits saillants de chacune des régions où est présent le CSFEF.
    • Les délégués régionaux du bureau ont pour mission de collecter des données auprès des syndicats de leur région (Afrique centrale, Afrique de l’Ouest, etc.), ce qui permet aux membres du Bureau de prendre le pouls des réalités de chacune des régions de la Francophonie.
  • Tenue de réunions du Bureau en novembre 2016 à Antanarivo (Madagascar), à Saint-Marc-sur-Richelieu (Québec) en avril 2017, à Dakar (Sénégal) en octobre 2017, à Bucarest (Roumanie) en avril 2018, et à Paris (France) en septembre 2018.

 

Conclusion

 Dans le cadre de sa mission, le CSFEF a réalisé un nombre élevé d’activités au cours de la période 2016-2018, surtout lorsqu’on tient compte des moyens dont il dispose.

Il nous reste, avec cet éclairage, à déterminer quels devraient être nos objectifs prioritaires dans le contexte qui se profile. Une telle réflexion nous guidera dans l’élaboration des perspectives d’action pour les prochaines années.

Si des efforts sont toujours requis pour améliorer nos ressources, l’engagement des organisations membres du CSFEF constituera toujours sa principale force. À ce sujet, le Bureau du CSFEF souhaite que les syndicats de l’éducation de la Francophonie, qui ont délégué leurs représentants à cette XVIe Rencontre,  abandonnent leur conception trop attentiste vis-à-vis du CSFEF et prennent davantage conscience de leur rôle décisif pour faire vivre et renforcer le CSFEF au quotidien, en écrivant des articles pour le site Internet, en étant en contact avec leurs représentants régionaux qui siègent au Bureau, en les informant des activités et des enjeux dans leur pays, en suggérant des activités de formation sur des sujets qui les préoccupent…

Je vous remercie de votre attention.

Longue vie au CSFEF !

 

Des remerciements aux membres du Bureau du CSFEF au cours de la période 2016-2018 : 

  • Luc Allaire, secrétaire général
  • Brigitte Bergeron, trésorière (FCE, Canada)
  • Louise Chabot, représentante du Québec (CSQ)
  • Jean-Hervé Cohen, président du CSFEF
  • Slim Ghriss, représentant de l’Afrique du Nord (SGEB, Tunisie)
  • Christian Champendal, vice-président Nord et représentant de la France (UNSA Éducation)
  • Michelle Olivier, représentante de la France (FSU)
  • Vinod Seegum, représentant de l’Afrique de l’Est (GTU, Ile Maurice)
  • Duncan Smith, observateur (IE)
  • Josy Stolz, représentante de la Suisse (SER)
  • Augustin Tumba Nzuji, représentant de l’Afrique centrale (FENECO, RDC)
  • Adrian Voica, représentant d’Europe de l’Est (Fédération des syndicats libres de l’Enseignement, Roumanie)
  • Awa Wade, vice-présidente Sud et représentante de l’Afrique de l’Ouest (UDEN, Sénégal)

 

[1] http://wordpress.csfef.org/wp-content/uploads/2015/11/CSQDOC-346988-v1-d%C3%A9claration_CSFEF_Dakar.pdf

[2] http://www.csfef.org/actualites/pour-une-education-de-qualite-favorisant-le-vivre-ensemble/

 

[3] http://www.csfef.org/actualites/appel-de-la-societe-civile-francophone-contre-la-marchandisation-de-leducation/

[4] http://www.mediaterre.org/


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