Principaux enjeux actuels du SNE/FDT- MAROC
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Les Principaux enjeux actuels du SNE/FDT MAROC
Comme tous les pays arabes, le Maroc a vécu son printemps sociopolitique arabe, mais cette dynamique fut relativement moins intense, en raison évidemment de l’intervention étatique nationale qui fut pertinente et appropriée sur fond de réformes politiques urgentes, dont l’organisation d’un referendum sur la révision de la constitution le 1er Juillet 2011, ainsi que l’organisation d’élections législatives avant terme pour le 25 novembre 2011.
Durant ces élections législatives, les partis conservateurs ont occupé les premiers rangs, alors que les partis de gauche ont subi un recul manifeste.C’est ce qui a permis à la droite de contrôler la scène politique nationale, en formant un gouvernement conservateur présidé par le parti islamiste PJD. Cette situation a constitué le centre d’intérêt de la réunion du conseil national du SNE/FDT durant sa session ordinaire les 24 et 25 décembre 2011. Les débats ont été focalisés sur les situations sociopolitiques dans les pays et leur répercussions sur le secteur de l’enseignement et principalement sur l’école public et sur la réforme du système éducatif, ainsi que sur le cahier revendicatif des enseignant(e)s.
A cet effet, le conseil avait décidé de procéder à un suivi de ces situations et des nouveautés et de prendre, en conséquence, les prises de position à la base de la déclaration gouvernementale et du projet de budget gouvernemental au titre de l’année 2012. Ainsi, après la présentation de la déclaration gouvernementale par le chef du gouvernement et du projet du budget par le ministère des finances, le bureau national du SNE/FDT a organisé plusieurs réunions et a noté le constat palpable, celui de l’absence de volonté réelle d’une réforme du système éducatif, qui souffre de plusieurs dysfonctionnements, dont les principaux sont :
• Le déficit manifeste en matière de ressource humaines évalué à 15 milles postes avec le départ probable de 3000 à la retraite.
• Le surnombre excessif au sein des classes et qui atteignent la cinquantaine, le phénomène des plusieurs niveaux dans la même classe en zone rurale, l’absence du groupes pour les matières scientifiques, le professeur mobile et la non généralisation de quelques matières (dont la philosophie, la technologie, l’éducation familiale, la traduction, l’anglais dans les collèges…)
• La non révision des curricula et des manuels scolaires…
• Le non respect des engagements concernant l’extension des infrastructures scolaires surtout dans le monde rural et dans les écoles communales, le matériel didactique ; la vie scolaire et la carte scolaire.
De plus, le ministre de l’éducation nationale n’a pas respecté aussi ses promesses surtout en matière d’application des accords signés, malgré la multitude de réunions avec les syndicats représentatifs ou lors des rencontres avec le SNE/FDT. Le SNE/FDT a donc noté les constats suivants :
• La non création d’une nouvelle échelle et la non application du seuil en application de l’accord du 26 Avril 2011.
• La non tenue des promesses concernant la résolution des dossiers de quelques catégories : Échelle 9, changement de cadre des licenciés, des docteurs, des agrégés et des diplômes supérieurs, des répétiteurs, des intendants et administratifs, des cadres de l’administration pédagogique….
• La non indemnisation sur les zones éloignées et difficiles d’accès et l’absence de démocratisation au sein de la mutuelle.
• La non amélioration de la situation du personnel de l’enseignement supérieur dont les fonctionnaires, les techniciens et les agents.
• L’absence de réforme de la situation de base des enseignant (e)s et de la loi 00/01 de l’enseignement supérieur.
Et devant cette situation critique, le SNE/FDT avait décidé le déclenchement d’une grève nationale dans les secteurs de l’éducation nationale et l’enseignement supérieur pour le 04 Avril 2012 en plus de l’organisation de sit-in Devant les délégations et les universités et la grève avait connu un franc succès puisque le taux de participation avait atteint le 70% à l’échelon national.
Et malgré le succès réalisé par le débrayage national, le ministre n’a malheureusement pas pris les initiatives qu’il fallait, pour traiter les revendications des enseignent(e)s et n’a accordé aucun intérêt à la tension qui sévit dans le secteur éducatif. Ce silence du ministère de tutelle va indéniablement intensifier les mouvements de contestation et va ainsi imposer au syndicat la prise de position ascendantes dans les plus proches délais, afin de réagir devant l’irresponsabilité du ministère de tutelle.
Par conséquent, le SNE/FDT tout en menant ces luttes tout seul et devant les défis et enjeux de cette année dont :
• La poursuite du cahier revendicatif pour les plus d’acquis, pour l’amélioration des conditions matérielles et sociales des enseignant (e)s pour la garantie de l’application de tous les accords et promesses du ministère.
• L’accompagnement de la réforme du système éducatif et la défense de l’école public et du slogan de l’éducation pour tous est l’application de toutes les décisions prises lors du 9 ème congrès du SNE/FDT au sujet de la politique de l’enseignement, afin que l’école marocaine retrouve son rayonnement.
• La préparation du 10ème congrès pour l’évaluation de l’expérience et de la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie syndicale.
• La préparation des élections professionnelles anticipées.
Devant tous ces défis et toutes ces situations alarmantes, le SNE/FDT qui était depuis sa naissance (1966) toujours resté fidèle aux enjeux du secteur de l’enseignement dont les militants avaient multiplié les sacrifices durant les années de plomb pour défendre la cause de l’enseignement national et les intérêts des enseignant(e)s, pour laquelle les militants du SNE/FDT avaient subi les années de galère d’exclusion et de sacrifice. Devant tout cela, le SNE/FDT restera impassible, militant et défenseur jusqu’à la réalisation de toutes ses revendications.
DRISS Salek SNE / FDT - MAROC
