Jean-Bosco Talla et Jean-Marc Bikoko font l’objet de menaces
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Jean-Bosco Talla - directeur de publication du journal Germinal et ancien membre du comité de pilotage du Programme concerté pluri-acteur (PCPA) - et Jean-Marc Bikoko - président de la Confédération du secteur public (CSP) et coordinateur de la plateforme d’information et d’action sur la dette du Cameroun – font actuellement l’objet d’actes d’intimidation et de harcèlement à la suite de la publication, le 24 juin 2009, du rapport du CCFD-Terre Solidaire « Biens mal acquis. A qui profite le crime ? ».
Depuis samedi 27 juin 2009, des individus rôdent à proximité du domicile de Jean-Bosco Talla
.
A deux reprises, ils sont venus sonner pour demander si le journaliste vivait bien à cette adresse. Dans la nuit du dimanche 28 juin, Jean-Bosco Talla a reçu un appel téléphonique anonyme l’avertissant qu’il fallait qu’il s’attende à une « riposte ». Depuis lors, des individus, qui refusent de décliner leur identité, l’appellent et lui demandent où il se trouve. Plusieurs personnes ont par ailleurs indiqué à Jean-Bosco Talla qu’il y avait « des gens à ses trousses » au sein des services de l’Etat et l’ont incité à la prudence. Le 1er juillet, il a reçu des sms anonymes le menaçant directement : « de tte facon vtre cause et celle 2 vs comanditèr seront entendu dès lè prochin jrs ». Il a également reçu des sms anonymes ensuite.
Jean-Marc Bikoko a également reçu des appels anonymes
et a été averti que les renseignements généraux s’intéressaient de près à ses faits et gestes.
Les quelques pages du rapport « Biens mal acquis. A qui profite le crime ? » consacrées au président camerounais, Paul Biya, suscitent une vive discussion au Cameroun. Sans révéler de scoop, elles ont conduit la presse internationale à mettre le doigt sur un sujet tabou à Yaoundé. Les réactions du gouvernement, du parti au pouvoir et d’une partie de la presse sont virulentes à l’encontre du CCFDTerre Solidaire.

