Rapport sur la crise politique en Mauritanie
Introduction : Tout d’abord je m’excuse par le retard dans le présentation de ce rapport du à la complexité de la situation politique dans le pays et l’intersection des positions eu égard de cette crise, ainsi qu’à l’absence des informations sérieuses en plus de mon peur de tomber dans le piège pour divulguer des dires et dires contraires et de la publicité des parties. Pour mieux éclairer l’image, j’avais joint au présent rapport certains documents à titre de support.
1.- Nature de la crise : Cette crise avait survenu après la désignation par le Président de la République de son deuxième gouvernement comprenant des membres connus de l’ex - régime dictatorial d’Ould Taya, considérés par la majorité des citoyens comme étant des symboles de la gabegie, et qui ont été désigné pour assumer des fonctions très sensibles : Président des Ministres, Ministre des Affaires Etrangères, Ministre de l’Intérieur, Ministère Secrétaire Général de la Présidence, en plus d’impliquer le Parti des Islamistes dans le Gouvernement ; ce parti a été récemment légalisé par le Président. La crise a pris forme de conflit croissant entre la majorité des membres du Parlement et le Président de la République pour faire tomber ce Gouvernement ou au moins le censurer.
2.- Déroulement de la crise : Le Gouvernement n’a pas pu présenter son programme au Parlement surtout lorsqu’il s’est convaincu que la majorité des députés réclame la censure du Gouvernement, et que cette majorité comprenne des députés loyaux au Président et des députés de l’opposition, lorsque lesdits députés ont introduit une demande de censure après sa signature par la majorité des députés. Pour cela, le Président a présenté un discours dirigé à la Nation dans lequel il a menacé les députés de dissoudre le Parlement en cas de persister dans la censure du Gouvernement, cependant, les députés ont refusé l’annulation de leur demande et ont déclaré leur détermination à censurer le Gouvernement. Donc, le Président à procédé alors au limogeage du Gouvernement en chargeant le Premier Ministre de la composition d’un autre gouvernement, cependant, la chance de celui-ci n’a pas été mieux que celle de l’antérieur gouvernement, car il n’a pas obtenu l’acceptation du Parlement, nonobstant, les députés ont gardé le silence et ont réclamé la composition de la Haute Cour stipulée par la Constitution depuis 1991, qui dispose de la faculté de juger le Président de la République et les Ministres, mais cette cour n’a jamais été composée. En revanche, les députés ont pu réunir les signatures de la majorité des députés (deux tiers de l’Assemblée Nationale) pour convoquer une session du parlement en vue d’élire les membres de la Haute Cour comme stipulé par la Constitution. Nonobstant, le Président a refusé la tenue de cette session sous prétexte que la demande doit passer obligatoirement par le Président de l’Assemblée qui se trouvait alors absent, pour cela ils ont considéré que ce fait constitue le blocage du rôle du parlement, compte tenu, à leur point de vue, que le poste du Président peut être occupé par son adjoint en cas de son absence, et par le biais duquel ils avaient présenté leur demande, comme stipulé par la loi à leur avis. La scène nationale s’est divisée en supporteurs des députés et en supporteurs du Président. Donc, les partis de l’Opposition Démocratique et la majorité des députés alliés de l’ex-Président, se sont opposé au Président, en le considérant avoir bloqué le Parlement et enfin il a occasionné le blocage des institutions constitutionnelles. Les partis APP, UFP et TAWASSEL et la Direction d’ADEL ont appuyé le Président et ont défendu le Gouvernement, mais des dires ont commencé à circuler sur une certaine divergence entre la Président et les Dirigeants de l’Armée, dont la situation s’est compliquée de plus en plus, nonobstant, le climat a resté calme, car aucune manifestation ni meeting ont été organisé contre aucune des parties et pour cela le conflit a resté au sein des députés.
3.- Séquelles de la crise : 1.- Dans la matinée du 06/08/2008 tout le monde fut surpris par un décret présidentiel diffusé aux premières heures contrairement à ce qui est habituel. Le décret comportait le limogeage du Chef de l’Armée, le Chef d’Etat Major Spécial, le Chef de la Gendarmerie, le Chef de la Garde Nationale, également, il a notifié au Directeur de la Sûreté par le biais du Ministère de l’Intérieur son limogeage. La réaction immédiate a été l’exclusion de Monsieur le Président par l’Armée et l’annulation du décret et la désignation d’un Haut Conseil assurant les fonctions du Président de la République et en permettant que les autres institutions constitutionnelles fonctionnent de faon naturelle, ainsi que les partis, les syndicats, la presse indépendante, car aucun parti ni syndicat n’a été dissolu ni ont procédé à la confiscation d’aucun journal, cependant, l’armée a procédé à l’arrestation du Président et de son Premier Ministre, puis le Premier Ministre fut libéré ultérieurement, puis ils ont procédé à son arrestation de nouveau sous accusation de détournement des biens publics en compagnie d’un groupe des anciens directeurs d’Air Mauritanie, institution se trouvant en banqueroute, car les ex-travailleurs avaient introduit auparavant une plainte à son encontre devant la justice, mais le dossier de l’affaire il a demeuré gelé. Egalement, la scène mauritanienne s’est divisée entre des supporteurs au Coup d’Etat car ils ont compris ses raisons et des opposants au Coup d’Etat, dont les partis supporteurs du Président qui ont resté toujours fiels à celui-ci et ont procédé à la constitution d’un Front pour la Défense de la Démocratie, alors que les partis ayant appuyé la censure du Gouvernement et qui appuient la constitution de la Haute Cour ont resté à leur tour des supporteurs du Coup d‘Etat. Tandis que les partis de l’Opposition Démocratique avaient compris les raisons du Coup d’Etat et s’opposent au retour du Président de la République à l’exercice de ses fonctions, car à leur avis, il a échu dans la gestion du pays, il a bloqué le Parlement et il a fait la gestion administrative fonctionnelle reculer aux méthodes de l’ex-régime dictatorial. Tandis que les syndicats à leur tour, se sont divisés entre des supporteurs actifs et des opposants durs, dont trois centrales parmi douze se sont opposés au Coup d’Etat, il s’agit de l’UTM, la CGTM et la CLTM qui constituent les plus grandes centrales syndicales, cependant, certains syndicats professionnels membres de l’IE avaient déclaré leur soutien au Coup d’Etat, ce qui a constitue un obstacle devant la présentation de mon rapport dès le début, car j’avais souhaitais qu’il soit un travail commun cependant la divergence des positions eu égard de la crise n’a pas pu le permet. Puis, il s’est constitué le FNDD qui appuie le Président détenu et un front syndical opposé au Coup d’Etat, il s’agit de l’UTM, la CGTM et la CLTM.
Position des parties extérieures : L’Union Européenne, l’Union Africaine, les Etats-Unis, se sont opposé au Coup d’Etat, tandis que la Ligue Arabe l’avait défendu, cependant, il a été condamné par le Secrétaire Général des Nations Unies. Après des visites marathoniennes et des plusieurs réunions entre ces parties et le Haut Conseil d’Etat et toutes les parties mauritaniennes, la position de certaines parties extérieures a changé dont l’UE qui s’est conformé avec la mise en liberté du Président détenu, et son invitation accompagné du Front lui supportant à participer aux Etats Généraux de la Démocratie, après ce changement, les autres positions se sont débilités.
4.- Possibilités de solution de la crise : Dès le début, le Haut Conseil d’Etat au pouvoir avait proposé l’organisation des états généraux sur la démocratie durant lesquels ils seront discutés les raisons de la crise et les méthodes pour en sortir, cependant les limitations et le rôle de l’armée dans ces états ne se sont éclairer que en dernier moment après avoir été salués par l’Union Européenne ; quand s’est avéré clair que ces états aurons lieu sous l’égide d’un comité présidé par une personnalité indépendante de toutes les parties et partis et comprendra des représentants du gouvernement et des représentants des députés et des sénateurs. Le Président du Haut Conseil d’Etat au pouvoir a déclaré la non participation de l’armée dans ces états et qu’il s’engage totalement a exécuter ce qui sera approuvé par ceux-ci. Toutes les parties ont été invitées à prendre part aux Etats Généraux : partis, syndicats, société civile, soit des supporteurs au Coup d’Etat ou des opposants à celui-ci. Nonobstant, le FNDD a refusé la participation dans ces Etats Généraux et le Président Sidi ould Cheikh Abdellahi a refusé à son tour la participation en les considérant une légalisation et un succès du Coup d’Etat. Ont espère que ces états généraux puisse établir une feuille de route pour sortir de la crise, dûment approuvée par tous les participants.
Conclusion : Il s’avère clair du climat régnant que les choses se dirigent vers l’organisation des élections présidentielles en 2009 caractérisées par la transparence sous la supervision des observateurs internationaux. Il est possible aussi qu’ils auront à déterminer un mécanisme constitutionnel pour changer le Président en cas de déviation en vue de neutraliser l’armée et former un gouvernement d’union nationale.
Moctar ould Mohamed Secrétaire Général Syndicat National de l’Enseignement Public

