Les facteurs essentiels de la qualité de l’éducation

Le Président du CSFEF a participé à cette réunion. Il est beaucoup intervenu sur les questions relatives aux personnels de l’éducation. La contribution du CSFEF a été importante dans tous les sous thèmes mais plus particulièrement dans celui sur le métier d’enseignant.
La participation du CSFEF à cette réunion a permis de progresser dans la logique de la réunion de Dakar sur la dynamique partenariale avec la FAPE et la CONFEMEN. Elle est porteuse de nouvelles potentialités pour la mise en action de cette dynamique.
Ci-dessous les recommandations de la réunion/débat sur le métier d’enseignant qui seront soumises à la prochaine ministérielle.
Sous-thème 3 : Le métier d’enseignant, quel rôle pour la qualité de l’éducation
Au cours des débats et des discussions en atelier, les participants, ont rappelé la recommandation de la Conférence générale de l’UNESCO de 1966 qui stipule que « Les conditions de travail des enseignants devraient être de nature à favoriser au maximum l’efficacité de l’enseignement et permettre aux enseignants de se consacrer pleinement à leurs tâches professionnelles. »
Considérant que les analyses du PASEC montrent que le rôle du maître est un facteur essentiel de la qualité de l’éducation, ils recommandent :
1. la fixation du niveau de recrutement des enseignants du préscolaire et du primaire au baccalauréat sachant que dans les pays où s’expriment présentement de fortes contraintes temporaires, le niveau BEPC constitue le minimum requis ;
2. la fixation du niveau de recrutement à la licence pour le collège avec des dispositifs transitoires de niveau bac +2 dans les pays où s’expriment de fortes contraintes temporaires ;
3. l’institution tant pour les enseignants du primaire que du secondaire, d’une formation initiale d’une durée d’au moins un an orientée vers le métier d’enseignant, adaptée au terrain et axée sur la pratique et la maîtrise de compétences ;
4. l’institution d’une formation continue en regroupements, axée sur l’observation des pairs et le partage d’expériences dans un but de perfectionnement, sous la supervision des inspecteurs et des conseillers pédagogiques ;
5. la mise en place de dispositifs de formation au profit des enseignants sans formation pédagogique ;
6. la mise en place de dispositifs permettant d’offrir des perspectives de carrière afin d’accroître la motivation des enseignants ;
7. la revalorisation du métier et le développement d’un plan de carrière ;
8. la mise en place de mécanismes de soutien à l’enseignant dans son activité à travers le projet d’école/établissement impliquant la communauté éducative, sachant que l’enseignant doit rendre compte de son action ;
9. le recrutement de chefs d’établissement formés à la gestion scolaire afin de mobiliser l’équipe d’enseignants dans le cadre de projet d’école/établissement ;
10. la mise en place de mesures visant à stabiliser l’enseignant à son poste, notamment, une décentralisation du recrutement et de la gestion de l’enseignant, une amélioration de l’accès aux services sociaux de base (santé, services de paie, sécurité, etc.) et par une répartition équitable des enseignants entre les écoles ;
11. le respect du volume horaire annuel effectivement du aux élèves (soit 900 heures de cours par an), notamment, par une présence permanente de l’enseignant dans la classe, une fréquentation effective par l’élève (santé, alimentation …), une bonne articulation entre le calendrier scolaire et les préoccupations socio-économiques du milieu.
En pièce jointe le rapport général de la réunion.


