• 2 décembre 2016
  • Antananarivo, Madagascar
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Motion pour la paix et la promotion de l’éducation en Afrique centrale

Nous, Syndicats membres du Comité Syndical Francophone de l’Education et de la Formation, représentant plus d’un million d’enseignantes et enseignants de l’espace francophone mondial, réunis à Antananarivo à Madagascar, les 14, 15 et 16 novembre 2016, dans le cadre de la XVème Rencontre de notre Réseau intersyndical international, en prélude au Sommet de la Francophonie ;

 Ayant constaté la persistance des conflits armés et autres violences dans nombre de pays francophones, particulièrement en Afrique centrale (RDC, RCA, GABON, BURUNDI, CONGO, CAMEROUN, TCHAD) ; et que c’est le cas de le dire pour :

  • La RCA dont la situation demeure précaire, notamment dans le domaine de l’éducation, après les années de guerre ;
  • Le Gabon qui entre dans une situation d’incertitude suite aux troubles issus de la contestation des résultats de l’élection présidentielle de 2016 ayant occasionné assassinats, disparitions, arrestations  et emprisonnement, surtout des leaders syndicaux ;
  • Le Burundi qui se trouve dans une situation de crise socio-politique sans précédent entrainant des mouvements de la population dont les élèves et les enseignants contraints à l’exil;
  • La République Démocratique du Congo, qui compte encore des poches de résistance après une période de conflit, connaît une situation politique très tendue avec pour conséquence des cas de violences, d’arrestation et de morts des populations locales dont les élèves, les enseignants et les parents d’élèves ;
  • Le CONGO dont le département du Pool est victime des sévices perpétrés par des bandes armées « Ninjas » sur les populations, notamment les élèves ;
  • Le CAMEROUN confronté aux attaques de la secte Boko Haram éloignant ainsi des milliers d’enfants et d’enseignants de l’environnement scolaire ;
  • Le Tchad dont la rentrée des classes n’est pas encore effective trois mois après son lancement, à cause d’une grève générale observée par les enseignants contre des mesures asociales prises par le Gouvernement pour prétendre juguler la crise financière à laquelle est confronté par le pays.

Considérant que malgré la mise sur pied des politiques éducatives et leurs plans de mise en œuvre, les attentes en éducation ne sont toujours pas encore satisfaites, les pays n’ont pas réalisé les Objectifs du millénaire pour le développement comme ils se sont engagés,

Conformément aux différentes stratégies nationales qui prônent la gratuité de l’éducation à certains niveaux d’enseignement et que par contre, les parents continuent de répondre en grande partie aux besoins de scolarité de leurs enfants en s’acquittant d’énormes frais,

Considérant l’Appel de la Société Civile francophone contre la marchandisation de l’éducation et l’objectif 4 du développement durable, nous :

  • Réitérons notre Motion pour la paix, la stabilité et le développement dans les pays d’Afrique francophone de 2014 pour condamner avec énergie cet état de chose ;
  • Invitons les gouvernements des pays francophones à promouvoir et formaliser un dialogue social permanent et inclusif dans les pays notamment de l’Afrique centrale où les rencontres Gouvernement /Syndicats se raréfient pour se solder in fine par des affrontements et des rapports de force ;
  • Encourageons les Gouvernements à organiser des élections professionnelles pour limiter la prolifération des syndicats et limiter le nombre de syndicat à la table de négociation ;
  • Dénonçons la multiplicité des frais et taxes imposés aux parents d’élèves, aux enseignants et aux personnels de l’éducation dans les écoles publiques, celles dites publiques sous convention (RDC) ainsi que l’octroi des subventions aux établissements privés, alors que le secteur public peine à réaliser l’éducation gratuite et de qualité et pour tous tant attendue ;
  • Recommandons à la classe politique de privilégier la liberté d’expression, la paix et la tolérance dans le but de garantir les conditions du développement d’une éducation de qualité entre autre par la revalorisation de la fonction enseignante : amélioration de leurs salaires et leur environnement de travail ;
  • Appelons la communauté internationale à soutenir l’éducation de qualité pour toutes et pour tous dans cette région, par un dialogue de qualité entre gouvernants et syndicats et à œuvrer pour le retour à la paix durable.


Dossiers

  • 17 novembre 2017
  • Burkina Faso

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P1140735

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Actualités

  • 16 novembre 2017
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