• 29 novembre 2016
  • Antananarivo, Madagascar
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Allocution de bienvenue prononcée par Jean Paul Emile RAKOTOZAFY, Président du Comité préparatoire malgache

C’est un honneur qui m’échoit et que je prends comme un grand plaisir de présenter les mots de bienvenue dans le cadre de cette XVème rencontre du CSFEF ou Comité Syndical Francophone de l’Education et de la Formation, tenue ici à Antananarivo, ce jour du 14 Novembre 2016, au nom du Comité local regroupant les syndicats que je cite ( par ordre alphabétique, bien sûr) : CERVEAU, FEKRIMPAMA, SPATUT, STEM.

Mes salutations et mes mots de bienvenue vont, d’abord, à l’endroit des ami-e-s syndicalistes qui ont mis les pieds pour la première fois à Antananarivo. “ Tsy ho tampohin-tany e ! ”   selon les vœux  traditionnels malgaches, c’est-à-dire que le malaise dû au décalage horaire  et les changements de différents ordres ne vous arrivent pas ! Ensuite, à toutes et à tous, étrangers et nationaux venant des provinces qui se sont déplacés  pour ce grand événement touchant particulièrement l’Education : nous disons “  Tongasoa e ” ! Bienvenue !

Comment décliner et juguler ce thème porteur d’espérance du XVIème sommet de la Francophonie : CROISSANCE PARTAGEE ET DEVELOPPEMENT RESPONSABLE dans le domaine de l’Education, en particulier l’ODD 4, c’est-à-dire L’ACCES DE TOUS A UNE EDUCATION GRATUITE DE QUALITE : une éducation inclusive et tout au long de la vie. Tout le monde connait pertinemment que l’éducation à Madagascar, semble un domaine chargé des défis de différents ordres : des moyens financiers et infrastructures insuffisants, l’engagement social, accessibilité à l’éducation : distance et insécurité, vulnérabilité des enfants : des élèves faméliques ; adéquation formation/emploi, la précarité de la condition de vie et de travail des enseignant-e-s, pour ne citer que les cas des maîtres FRAM.

De grands et sublimes mots cachent la réalité, regardons de près le vécu des enseignant-e-s :

– L’on parle de DEPOLITISATION, alors qu’un député jure devant ses électeurs que tel chef de la Circonscription scolaire doit sauter. Il fait compter : un mois, deux mois, trois mois, et c’est fait. Et le pauvre chef de la circonscription scolaire est remplacé, relégué au rang d’un simple personnel administratif.

– L’on prône des DROITS SYNDICAUX  tandis que des chefs de Circonscription scolaire ne reconnaissent que les membres des syndicats dits affiliés au Ministère. Les membres des autres syndicats sont dans la perpétuelle menace d’affectation.

– Et sur la QUALITE DE L’ENSEIGNEMENT : le marché d’emploi ne reconnait pas nos diplômes sans deux ou quatre années d’expériences professionnelles.

 

Mesdames et messieurs

Nous ne sommes pas sur une tribune de revendications syndicales, j’en conviens, mais des choses doivent être dites selon la conception malgache du concept d’opportunité : “ havoriana tsy mihoatra an’izao ”, qui suppose que voici l’occasion ou l’opportunité de dénoncer. Certains diront que ce sont des “ tora-po ”, autrement des états d’âme. C’est tout le contraire, ce sont les défis réels que nous devons tous relever. Aux autorités, je dirai une considération égale et impartiale des organisations syndicales et aux syndicats, l’union fait la force.

Enfin, pour terminer, mes remerciements vont à l’endroit de celles et de ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de cette rencontre, en particulier le Ministre de l’Education Nationale et son équipe, la Délégation Générale de la Francophonie à Antananarivo, et ce qui n’est pas le moindre, l’octroi du visa gratuit à tous les Etrangers par le Ministère des affaires des Affaires. Encore une fois merci, “ misaotra, tompoko !

 


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